Le Pave Parisien

Imprimer en 3D ses fringues : un fantasme bientôt accessible ?

Imprimer en 3D ses fringues : un fantasme bientôt accessible ?

Autrefois, faire réaliser ses vêtements sur-mesure était la norme, on allait chez le tailleur du coin et on faisait réparer ses vêtements et chaussures lorsqu’ils étaient abîmés avant d’en racheter d’autres. Grâce à la technologie d’impression en 3D, une conciliation de la consommation de masse et de l’hyper-personnalisation pourrait être envisagée. L’industrie de la mode, les jeunes créateurs et petites entreprises y songent!


Des pompes imprimées en 3D


Pour faire sa pub, l’entreprise espagnole Recreus, spécialisée dans la vente de composants pour imprimante 3D - et notamment le Filaflex, un type de filament très flexible - a surfé sur la tendance “Retour vers le futur” et a proposé un modèle à imprimer des célèbres Sneakerbot portées par le personnage Marty McFly !

 


Nike, toujours à l’affût des tendances a présenté cette année un modèle de basket imprimée en 3D selon la technique Flyprint. Cette technologie permet à Nike d’imprimer l’empeigne - le haut d’une chaussure - ce qui permettrait d’en réduire le poids et de les produire 16 fois plus rapidement ! Le marathonien Eliud Kipchoge a d’ailleurs remporté le dernier marathon de Londres, équipé d’une paire de Nike Zoom Vaporfly Elite aux pieds - le petit nom de cette chaussure 100% sur-mesure et imprimée en 3D. Bon… La marque ne prenait pas trop de risques non plus, Eliud Kipchoge, sportif d’origine kényane, est un des meilleurs coureurs au monde !

 

 

La tendance n’a pas échappé à une autre marque de sportswear. Adidas s’est également avancé sur le marché de la basket imprimée en 3D en présentant son modèle, l’Alphaedge 4D, dont les semelles sont fabriquées en 3D. Elle a été mise en vente sur quelques boutiques spécialisées à Paris dès juin, en série limitée, au tarif de 300 euros la paire. Adidas fait ainsi suite à sa première mouture, la FutureCraft 4D présentée en 2017 en y ajoutant un bonus : la possibilité d’imprimer sa chaussure sur-mesure après avoir réalisé un scan des pieds des clients pour leur imprimer les semelles parfaites !


Adidas ne compte pas en rester là et aimerait passer à une production de masse dans les années à venir. Et ça pourrait être une très bonne nouvelle en creux car, si les chaussures étaient imprimées en 3D à 100%, cela permettrait la re-localisation de leur production en Allemagne, au niveau du siège social d’Adidas… Ou en Californie, dans les locaux de Carbon 4D, partenaire technologique d’Adidas. Plutôt qu’en Asie dans les conditions d’exploitation de main-d’oeuvre peu chère que l’on connaît...


Shape, un soutien-gorge sur-mesure


La start-up française Endeer a lancé cette année une campagne de financement participatif sur Indiegogo pour présenter “Shape”, un soutien-gorge révolutionnaire dont les armatures sont imprimées en 3D à partir d’une modélisation du corps de la cliente ! L’entreprise a récolté 20 203 euros et a été soutenue par 244 backers… Une belle innovation qui pourrait aider les femmes à en finir avec des problèmes de lingerie mal adaptée à leur morphologie.


Des robes haute-couture imprimées en 3D


La styliste hollandaise Iris Van Herpen a présenté lors de la Fashion Week parisienne de 2011 sa collection Ludi Naturae, inspirée de la nature et dont certaines pièces ont été imprimées en 3D . L’un des clous de la collection, la robe Foliage, a nécessité plus de 260 heures d’impression additionnées de 60 heures de travail manuel ! ( Allez jeter un oeil à la vidéo !)


Si l’on trouve désormais des modèles d’imprimantes 3D jusque dans les rayons des magasins de jouets… La technologie n’est pas encore démocratisée et rares sont les particuliers à s’offrir une machine sans savoir-faire technique ou projet professionnel. Un des obstacles principaux : imprimer en 3D, ça n’est plus si cher mais par contre… c’est lent ! Compter 24 heures pour une figurine un peu détaillée… Nous n’y sommes pas encore mais… vivement !

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